Aller au contenu principal
Entour Entour

APA et aidants familiaux : vos droits, en pratique

Quels sont vos droits en tant qu'aidant familial d'un bénéficiaire de l'APA ? Droit au répit (510 €/an), dédommagement, formations gratuites — le guide complet.

Mis à jour le 27 avril 2026

Vous accompagnez un proche bénéficiaire de l'APA. Vous y consacrez plusieurs heures par semaine — parfois plusieurs heures par jour. Vous le faites par amour, mais vous tenez aussi un rôle que la loi reconnaît, et qui ouvre des droits précis.

Êtes-vous "aidant" au sens de la loi ?

La loi définit le proche aidant comme la personne qui apporte régulièrement et bénévolement une aide à un proche en perte d'autonomie. Cette définition est large : conjoint, enfant, frère ou sœur, voisin, ami — tous peuvent être reconnus aidants.

Si votre proche bénéficie de l'APA, vous êtes susceptible d'être identifié comme aidant principal dans son plan d'aide personnalisé. Cette identification ouvre l'accès aux droits décrits ci-dessous.

Le droit au répit : jusqu'à environ 510 € par an

Depuis 2016, l'APA inclut un module "droit au répit" destiné à financer du temps de pause pour l'aidant principal — quand l'aide qu'il apporte ne peut pas être interrompue facilement (notamment dans les situations de maladies neurodégénératives).

Ce module peut financer :

  • de l'accueil de jour
  • de l'hébergement temporaire en établissement
  • une garde à domicile ponctuelle
  • du relais à domicile (séjour vacances pour la personne aidée)

Le plafond annuel est d'environ 510 € (susceptible de revalorisation) — utilisable en complément du plan d'aide habituel, sans en réduire le montant.

💡 Ce droit est souvent oublié au moment de l'évaluation. Demandez-le explicitement lorsque l'évaluateur du département vient évaluer votre proche.

Être dédommagé si vous êtes "employé(e)" par le bénéficiaire

L'APA peut financer un emploi direct : votre proche peut vous employer (selon des règles précises) pour les tâches d'aide. Conditions :

  • Vous ne devez pas être : son conjoint, son partenaire de PACS, ou son concubin
  • Les autres liens familiaux sont autorisés : enfant, frère/sœur, beau-fils/belle-fille, petit-enfant, etc.
  • Un contrat de travail doit être établi (CDI ou CDD)
  • Le bénéficiaire devient employeur (déclarations URSSAF via le CESU notamment)

Le montant horaire est encadré par la convention collective des particuliers employeurs.

Formation gratuite pour les aidants

La CNSA finance des formations gratuites pour les aidants — notamment via la plateforme nationale et les associations agréées (France Alzheimer, Association française des aidants, etc.).

Ces formations couvrent :

  • comprendre la maladie ou la perte d'autonomie du proche
  • gérer les gestes du quotidien (transferts, toilette)
  • communication avec un proche atteint de troubles cognitifs
  • gestion de son propre épuisement
  • droits et démarches

Renseignez-vous auprès du point d'information local (CCAS, CLIC, MDS, MDA) pour connaître les sessions près de chez vous.

Le congé proche aidant et l'AJPA

En complément des dispositifs APA, deux outils nationaux peuvent vous concerner :

  • Le congé proche aidant : jusqu'à 3 mois (renouvelable jusqu'à 1 an sur la carrière) pour s'occuper d'un proche
  • L'AJPA (Allocation Journalière du Proche Aidant) : indemnisation du congé proche aidant — environ 65 € par jour (chiffre 2026 indicatif)

Ces dispositifs sont indépendants de l'APA, mais s'articulent avec elle.

Sources officielles

Coordonner les soins de votre proche, plus simplement

Vous gérez l'aide à domicile, le médecin, les repas, la famille élargie ? Entour rassemble tous les intervenants autour de votre proche. Transmissions, agenda partagé, alertes — un seul endroit, plus de WhatsApp éparpillé.

Rejoindre la liste d'attente